INTERVIEW DE JULES BERNARD - CEO ALAVANCE

Jules, jeune entrepreneur, a mis au point l’application mobile Alavance, déclinée sur un site et bientôt sur des bornes interactives. Pour avancer dans son projet, Il a sollicité le sens commercial et l’esprit créatif des étudiants en MBA Dirigeant Manager d’Entreprise. Il revient sur les différentes étapes de cette collaboration, évoque la genèse de sa startup et cette fibre entrepreneuriale qui l’anime depuis toujours.

Pouvez-vous revenir en quelques mots sur Alavance ? Quel service rend cette nouvelle application ?

Alavance est une appli qui permet de trouver un restaurant, choisir son horaire, commander et payer à l’avance. Vous arrivez sur le lieu de consommation, votre table est déjà prête et votre commande enregistrée et payée. Vous gagnez du temps et surtout vous savez à l’avance le temps que vous passerez sur place ce qui vous permet de mieux organiser votre journée ou votre soirée. Et pour le restaurant, c’est aussi un avantage, ça lui permet de mieux gérer le flux de sa clientèle.

On dit souvent que la bonne idée c’est celle qui résout un problème…Cette idée vient-elle d’un problème  auquel vous avez été confronté ?

Oui, c’est le cas ! J’avais prévu d’aller au cinéma en famille, on a voulu diner rapidement avant la séance. Malheureusement, on a été servis 45 minutes après la commande et on a dû renoncer au film ! C’est à ce moment-là que je me suis dit qu’il y avait quelque chose à inventer.

Vous avez commencé par créer une application pour mobile. Aujourd’hui, vous cherchez à développer un autre outil, la borne interactive. Quel est son intérêt ?

L’appli est gratuite pour tous les restaurants et les bornes, elles, seront installées par des prescripteurs. Le principe, c’est de les installer sur des lieux de trafic qui concentrent un grand nombre de points de restauration comme les centres villes, les centres commerciaux, les grandes gares, les aéroports…La borne sera alors à la charge du lieu d’implantation (ville, centre commercial…) et rendra un service aux usagers et aux restaurateurs. Nous avons déjà prévu des tests sur de tels lieux, en région parisienne.

Une appli mobile, des bornes interactives, le site est-il encore indispensable ?

C’est un outil incontournable parce qu’il donne à la marque une visibilité institutionnelle et surtout il rend le même service que l’appli. Les commandes sont plus nombreuses via le site…On ne charge pas forcément une appli sur son téléphone quand on ne pense pas l’utiliser tous les jours.

Vous avez sollicité les étudiants en MBA Dirigeant Manager d’Entreprise à l’occasion d’une Master Clash…Quel en était le principe ?

Je souhaitais identifier les limites de mon business…Je suis parti du principe que je ne venais pas leur apprendre quelque chose comme c’est le cas pour une master class mais au contraire soumettre mon projet à leurs critiques, c’était à eux de me « clasher » ! Quand on lance son entreprise, on est souvent la tête dans le guidon et on n’a plus le recul, je trouvais intéressant de me confronter à des étudiants pour lesquels le sujet était nouveau.

Je leur ai donc présenté Alavance et je leur ai demandé de réagir sur tous les aspects, c’était un échange très ouvert.

Quel a été l’aspect le plus discuté lors de cette Master Clash ?

Ils se sont beaucoup intéressés à la fidélisation des utilisateurs qui n’a pas été pensée dans le concept initial et qui mériterait d’être réfléchie.

Et après cette Master Clash, la collaboration avec les étudiants s’est poursuivie….

Oui, ils sont venus dans nos bureaux pour un brainstorming. Là, il était question d’imaginer le design des écrans de la borne, comment aménager toutes les fonctionnalités (commande aléatoire, heure d’arrivée, heure de départ…). L’idée c’était de définir, la place, la forme, la valorisation de chaque item. Ça nous a permis d’écrire un cahier des charges pour le designer. Dès que le prestataire nous proposera les premières maquettes, je les soumettrai aux étudiants. Ce sera très bientôt car nous prévoyons de livrer nos bornes en juin.

Vous avez monté votre startup juste après avoir terminé vos études…D’où vient ce goût pour l’entrepreneuriat ?

Il remonte au lycée. En première, j’ai eu l’occasion de participer avec ma classe au concours de l’association « entreprendre pour apprendre ». On avait une année pour monter un projet d’entreprise. A l’époque nous avions créé la Biotibox, première box de cosmétiques bios livrée à domicile. Nous avions d’ailleurs gagné le prix du meilleur relationnel. Cette première expérience a vraiment été fondatrice, j’ai découvert le passage de la théorie à la pratique, le challenge, la pression mais aussi la liberté et la satisfaction d’être créateur et propriétaire de son entreprise.